La Galaxie d’As Sufi (Andromède)

Dr Hani Dalee président de l’Union Arabe d’Astronomie et des Sciences de l’Espace (AUASS) et membre de la société astronomique de la Jordanie (JAS), dans une conférence, au congrès arabe de l’astronomie et des sciences spatiales, tenue du 5 au 8 février 2012 a Muscat — Oman, a présenté une nouvelle lecture du livre des étoiles fixes d’As-Sufi qui date de 900 apr. J.-C.

Depuis longtemps, en particulier chez Ptolémée (90 apr. J.-C.) dans son  livre Almageste, les étoiles étaient classées en six catégories dites magnitudes. Les étoiles de magnitude 1 sont les plus lumineuses du ciel, celles de magnitude 6 sont à peine visibles à l’œil nu. La traduction par As-Sufi  de ce livre constitue une référence et une analyse sans précédent.

En effet, comme l’explicite Dr Dalee, « dans le livre des étoiles fixes, As-Sufi  donne deux schémas de 48 constellations : une, telle que la constellation est  observée dans le ciel et l’autre telle qu’elle est  observée à la surface d’une sphère ».  « As-Sufi a repéré 1025 étoiles et ajouté une différence de 42’12 ‘’  d’angle à leurs positions dû a la précession de la rotation de la Terre ; ce qui constitue une amélioration des observations de Ptolémée » ajoute notre conférencier.

As-Sufi a mis, aussi, un tableau pour chaque constellation, avec un numéro pour les étoiles indiquées par Ptolémée. Il a ajouté des étoiles qu’il estime de magnitudes 5 avec  leurs positions dans ses propres schémas, mais non décrites par Ptolémée. Il a indiqué aussi ce que disent et racontent les Arabes sur ces étoiles. Et dans le cas précis de ladite constellation d’Andromède, Dr Dalee, réaffirme, preuve à l’appui, qu’As-Sufi a décrit une nébulosité (Latkha Sahabiyya) dans cette position, ce qui constitue la première observation de la galaxie.

Dr Dalee, convaincue par l’importance de ce fait historique, a rédigé au nom de l’AUASS et de la communauté scientifique arabe une demande à l’Union Astronomique Internationale (IAU) pour donner un deuxième nom à la galaxie d’Andromède (M31=NGC224), celui de galaxie d’AS-Sufi.

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Apprendre l’astronomie par son histoire.

              Apprendre l’astronomie par son histoire est merveilleux. Cette science a grandi sur les épaules des grands hommes : Galilée, Newton, Einstein et autres. La connaitre, c’est connaitre la réponse aux  questions qui se sont posées depuis longtemps à des scientifiques de partout le monde. Ces géants ont mis des années à résoudre les énigmes de l’Univers. La chronologie des événements vous donne une route temporelle sur laquelle vous pouvez aller plus loin dans la connaissance scientifique.

            Étape par étape, l’Homme a construit une vision plus au moins claire de tout ce qui l’entoure. Au début, il s’est posé des questions et répondues à d’autres, par la fantaisie et la science-fiction, d’une manière libre, sans contraintes de logique et de réalité. Il est allé plus loin de ce qu’il peut voir et toucher. Par la suite, la science lui a appris à raisonner et à appliquer des méthodes d’investigations rigoureuses,  parfois longues, pour atteindre son objectif : comprendre ce qui l’entoure.

          L’histoire des sciences ne doit pas être prise comme une suite d’événements à apprendre, mais comme une recherche profonde sur le qui et le pourquoi des choses. Le contexte sur lequel s’est construite cette histoire est un peu comme la scène d’une pièce de théâtre, il faut voir les scientifiques et les espaces culturels et politiques qui sont derrières eux. Pour comprendre ce lien entre science et contexte je vous donne deux exemples. Le premier exemple est celui de Galilée. A  son époque, Galilée a du mal à passer son message à ses contemporains. La religion et les dogmes qui régnaient au 17e siècle étaient un obstacle majeur à la diffusion de sa nouvelle vision de l’univers. Le second exemple est celui de Newton. Les correspondances, entre Issac Newton et Edmon Halley, étaient fructueuses. Elles ont poussé Newton à diffuser son travail sur la gravitation, à tous les scientifiques de l’époque.

           La culture scientifique n’est pas, seulement, la lecture des revues ou l’assistance à des conférences. Il faut s’unir de connaissances solides et variés pour comprendre et assimiler ce qu’on vous présente.

          D’une part, lors des conférences auxquelles il assiste, prendre des notes sur les points qui touchent à l’histoire des sciences est une bonne habitude qu’un jeune doit pratiquer. Une recherche sur Google, ou dans des livres d’histoire, lui permettra d’approfondir et d’éclaircir ses notes et d’avoir une vision globale et solide des savoirs qu’il acquit le long de sa carrière.

        D’autre part, la lecture de livres de références, telles que ‘Principia mathematica’ de Newton ou ‘Discours sur les deux nouvelles sciences’ de Galilée, est importante et enrichissante pour les amateurs de sciences. Certes elle nécessite du temps et un effort de réflexion, mais la recherche d’articles ou de livres d’histoire, qui introduisent et décortiquent ces livres, est un bon début pour appréhender ce genre de lecture. Cette connaissance vous permettra de saisir les idées profondes des conférences et de mieux cibler ses questions aux conférenciers et ainsi enrichir encore plus sa culture scientifique et élargir ces domaines.

          Par ailleurs, l’histoire des sciences et techniques est une discipline qui s’étudie à l’université. Les matières étudiées nécessitent des connaissances assez développées: des mathématiques, de la physique et des sciences de la vie et de la Terre. On ne vous demandera pas de réciter les événements par lesquels les mathématiques sont passées, mais de refaire des démonstrations rigoureuses faites et d’énoncer des résultats précis trouvés par les mathématiciens de telle ou telle période.

            L’histoire des sciences est une des voix par laquelle un amateur d’astronomie peut acquérir un minimum de connaissances. Les personnages, les chronologies, les livres de référence sont les points clés d’une culture scientifique bien basée et un passeport pour voyager dans l’univers des sciences.

Article : 50 ans de vols spatiaux habités

  Déjà, on fête 50 ans de vols spatiaux habités. Le 12 avril 1961, Youri Gagarine fait le tour de la Terre en 1 h 48 minutes. Pour commémorer l’événement, la semaine de l’espace 2011 lui sera consacrée.

En 1959, la Russie a entamé un projet secret et a commencé à sélectionner des pilotes de l’armée de l’air. À cette époque, Youri Gagarine, né en 1934 à Klouchino, une petite ville du nord-ouest de la Russie, était un pilote junior avec 250 heures de vol sur MiG 15. Les recrutés doivent mesurer moins de 1,78 m et Youri mesure 1,58 m, il fût alors choisi. Le secret du programme fait que Youri  ne doit divulguer, quoique ce soit, sur sa sélection. La Russie était en train de mettre au point un vaisseau spatial nommé Vostok

Au cosmodrome de Baikonour, le 12 avril 1961 à 5 h 30 du matin, Youri Gagarine se lève, puis des techniciens l’aident à mettre sa combinaison spatiale orange. Pour rassurer Gagarine, Sergei  Korolev, responsable du programme spatial habité soviétique, lui dit  » j’espère te  voir un jour marcher sur la lune! ». À 6 h 7 GMT, instant de départ de Vostok1, le pouls de Gagarine s’accélère, mais il exprime ses sentiments en criant << Et s’est parti!>>.

Après 11 minutes du lancement, Vostok1 va effectuer le tour de la Terre en 1 h 48 sur une ellipse de périgée 180 km et d’apogée 327 km, remportant ainsi le premier Homme dans l’espace. Le rêve, du fondateur de l’astronautique moderne, Constantin Tsiolkovski, qu’un russe ira le premier, dans l’espace, est devenu une réalité. Youri Gagarine inaugure une nouvelle ère, l’ère des vols spatiaux habités.

À fin de célébrer ces 50 ans de vols, la Cité des Sciences à Tunis organise les 7, 8 et 9 octobre 2011, des ateliers et conférences grands publics, sur le thème de l’astronautique.   Pour plus d’informations, à vos claviers : http://www.cst.rnu.tn

Ecole d’Eratosthène

Le 21 juin 2011, j’ai présenté l’école d’Eratosthène aux animateurs de club d’enfants, et j’ai promis de donner  le diaporama, les applets Geogebra et l’application freeware Geogebra.

Voici mon éxposé  Ecole d’Eratosthène .

Pour le programme geogebra voir le site geogebra.org

A noter que ce  programme tourne sous java  qu’il faut installé.

Ecrivez moi pour plus d’information.

riadhbennessib@yahoo.fr

Léonard di Vinci à la Cité des Sciences de Tunis

    

                  Une exposition sur les machines merveilleuses : De Leonard di Vinci à la technologie d’aujourd’hui, est ouverte au public du 20 octobre au 15 septembre 2010. L’exposition est le fruit de la collaboration entre Finmeccanica, premier groupe italien de haute technologie, l’institue italien de culture de Tunisie, le musée Galileo de Florence et la banque italienne Monte dei Paschi di Siena. Cette manifestation fait partie d’une grande exposition internationale « Les ingénieurs de la renaissance » qui a effectué le tour du monde, dans les grands musées de Paris, New York, Tokyo et Londres. Plus de trois millions de visiteurs l’on admirée et appréciée.

                  La Renaissance est plus connue pour la floraison des arts et littératures. L’exposition rappelle et montre du doigt l’importante explosion des techniques de cette période du XIV siècle. En effet  les travaux, les schémas et notes du peintre Leonard di Vinci (1453-1519) révèlent le génie de cet homme dans le domaine scientifique et technique. C’est le début d’une renaissance des machines, qui a apporté ses fruits aux ingénieurs contemporains pour nous émerveiller par des constructions d’avions et engins de tout genre.

                La galerie s’articule autour de deux pôles, celui de l’art et celui des techniques modernes. D’un coté, avec des fac-similés des manuscrits et des bornes interactives, on découvre le génie de Leonard  et de l’autre coté, avec des films, des maquettes et modèles réduits, elle nous montre les avancées des technologies de pointe en aviation, en techniques de défense et de sécurité, dans les domaines du transport, de l’énergie et de l’espace.

                   Léonard di Vinci connu par ses célèbres peintures (La  Joconde, la révélation du christ …) va laisser une immense fortune de documents manuscrits aux générations futures. Le fortuné Bill Gates, PDG de Microsoft a acheté des manuscrits récemment découverts, à 4 millions de dollars ! Inscrites à l’envers,  ces notes et dessins montrent au jour le jour le travail précis et minutieux d’un homme de réflexion, de créativité et imagination qui dépassent tous ses contemporains. Léonard inscrivait, dans ces carnets, tout ce qui passe devant lui, tout ce qui lui étonne, toutes les questions qui lui intriguent. On y trouve des dessins du corps humain, de machines volantes, des hélicoptères, des tourbillons, des écoulements de fluides, des questions sur le vol des oiseaux, sur le mouvement des navires, etc.…

                Pour l’Italie, c’est un point de départ d’une nouvelle renaissance non pas artistique seulement, mais aussi scientifique et technique. Cette accumulation de techniques va se suivre jusqu’à aujourd’hui. Elle est devenue technologique et informatique de pointe. L’exposition « Machines merveilleuses»  met en relief ce progrès par la démonstration des résultats de recherches récentes en matière d’aéronautique et de spatiale.

Soirée astronomique du 1 Août 2009 : Astronomie générale

Résumé :

L’histoire de l’astronomie montre que l’Homme pensait que toutes les planètes alors visibles à l’œil nu (Mercure, Vénus, Mars Jupiter et Saturne) ainsi que la lune et le Soleil tournent autour de la Terre, c’est le système géocentrique de Ptolémée(90-168 après J.C). Mais plus tard, entre autres, les arabes musulmans ont douté de la justesse de ce système, par exemple Ibn Ilhaythem (965-1039) a écrit « Doutes sur Ptolémée », et en 1543 dans son livre « Révolutions orbitales » Nicolas Copernic (1473-1543) présente le système Héliocentrique où le Soleil occupe le centre et toutes les planètes tournent autour de lui anisi que la Terre accompagné de son satellite la Lune.

L’astronomie moderne arrive plus tard avec les travaux de Galilée (1564-1642) et ses découvertes fantastiques des satellites de Jupiter, des anneaux de Saturne, de la nature de la voie lactée, du relief de la lune et des phases de vénus grâce bien évidement à sa modeste lunette astronomique composée de deux lentilles et grossissant 8 fois. L’aire de l’instrumentation est arrivée. Plus tard, Issac Newton (1643-1727) invente le télescope composé d’un miroir concave et permettant de collecter plus de lumière. Dans son livre « Principia mathematica » Newton unifie deux sciences distinctes : la physique de Galilée (principe de l’inertie, chute des corps) et l’astronomie de Johans Kepler (1571-1630)  (lois de mouvement des planètes) en une seule loi :La Gravitation universelle. Cette loi stipule que deux corps s’attirent mutuellement  par une force proportionnelle à leurs masses et inversement proportionnelle au carré de leurs distances.

 Si la géométrie a été la base de l’astronomie ancienne, de nos jours, l’informatique est l’outil de base de toute l’astronomie. Les logiciels de calcul des éphémérides (lever et coucher des astres, les éclipses et autres) sont nombreux et facilement accessibles sur des sites d’observatoires comme www.imcce.fr , www.obspm.fr et www.astrosurf.fr . La cité des sciences à Tunis vous conseille les sites www.IYA2009.com  et www.astronomy2009tunisia.org  et de consulter le rayon « Astronomie » de sa médiathèque  contenant des centaines de livres de tous les niveaux  et de tous les goûts.

Soirée astronomique du 25 Avril 2009 : La belle Saturne

Résumé :

 La planète Saturne est très connue par ses beaux anneaux autours d’elle. C’est la plus lointaine planète visible à l’œil nu mais aussi la 2 ième grosse planète du système solaire après Jupiter.

C’est  Galilée en 1610 qui le premier observe les anneaux mais ne comprend pas ce qu’il en est, décrivant que la planète aurait des « oreilles ». En 1656 Christian Huygens, en utilisant un télescope plus puissant, comprend que Saturne est en réalité entouré d’un anneau qu’il pense être solide. En 1675 John Dominique Cassini montre que l’anneau est en fait composé de plusieurs anneaux, séparés par des divisions maintenant facilement observables avec des télescopes d’amateurs. Saturne possède plusieurs satellites dont Titan le plus grand et qui est entouré d’une atmosphère dense étudiée par la sonde Cassini – Huygens en 2005.